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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 08:28

 

Cédric Deneubourg est mon invité de ce mois ci, sa spécialité : offrir du rêve sur les écrans de cinéma

 



 

 

svolta-18   

 

     

 

    Bonjour Cédric, en tant qu'indépendant vous devez concilier plusieurs emplois du temps. Travailler sur le film, assurer la logistique, préparer les démarches qui permettront à Svolta d'être vu, agir contre la maltraitance animale et enfin votre emploi pour assurer votre subsistance. Donc un grand merci d'avoir accepté de répondre à cette interview, et surtout d'avoir réussi à trouver le temps dans vos planning plus que surchargés.

 

 

 

 

 

 

 

Question :

 

Bonjour Cédric, j'ai parcouru longuement votre profil Facebook à la recherche d'informations vous concernant et j’y ai trouvé deux passions, les animaux et les films.
Ce soir nous parlerons en priorité de camera 7, puisque je vous ai invité pour aborder le statut d'indépendant dans le monde du cinéma.

Quel est votre rôle dans cette association ?

 

 

 

Réponse :


Bonsoir, mon rôle au sein de cette association est très simple puisqu'en fait cette association repose uniquement sur le partage, c'est à dire que chaque bénévole apporte sa petite pierre à l'édifice lorsqu'un nouveau projet débute, que ce soit une aide scénaristique, une aide à la réalisation, ou encore en tant qu'acteur, artificier etc...

Le but est de mener à bien un projet ciné ensemble sans que cela soit trop coûteux car dans l'association nous estimons que la réussite d'un film qu'il soit court ou long n'est pas qu'une question d'argent mais aussi et surtout de talent. Personnellement j'interviens en tant que scénariste, acteur, réalisateur, accessoiriste, chorégraphe combat.

 

 

Question :


Je ne connais pas le monde du cinéma. Mais il est pour beaucoup un univers fait de paillettes et de richesses. Est-ce que cette image est le reflet de la réalité ?

 

 

Réponse :


Pour ma part je pense que non, j'avais également cette image en tête avant de me lancer dans la réalisation de SVOLTA puis j'ai fait la rencontre de Phillippe Nahon, Rémy Julienne, ou encore Joe Prestia, des figures du Cinéma français. Ces personnages ont participé à mon projet sachant que je n'avais absolument pas de budget, juste mon amour du 7 éme art. Cela montre bien que ce monde n'est pas si inaccessible que ça, il suffit juste de croire en ses rêves quoi qu'il arrive, la passion est une douce maladie contagieuse!

 

 

Question :


Vous parlez de passion, de rêves mais comment peut-on oser se lancer dans la réalisation d'un film sans avoir de budget quand on entend les chiffres pharaoniques de certaines "grosses" productions.

Je pense entre autre à Titanic qui déjà en 1997 avait coûté 200 000 000 de dollars ou Waterworld, en 1995 qui avait demandé un investissement de 175 000 000 dollars ?

 

 

Réponse :


C'est justement le défi fou que nous avons essayé de relever avec ce long-métrage d'action, car là nous ne parlons pas d'un film où l'action se résume à deux personnages qui discutent dans une cabane en bois pendant 01h30. Non seulement nous n'avions aucun budget mais en plus nous nous sommes attaqués à un genre qui nécessite énormément de moyen financier, pour couvrir les scènes d'actions telles que les courses-poursuites et les explosions, sans compter que nous avons énormément d'acteurs principaux et pas des moindres...
Le choix était en somme assez simple : soit baisser les bras et tenter pendant des années de trouver un producteur pour réaliser ce projet, soit tenter l'aventure en solo avec tout ce que cela comporte en contraintes.

Je résume souvent SVOLTA à une course de fond. Pour la petite anecdote, j'ai perdu environ 8 kilos entre le début et la fin du tournage qui a duré environ 10 mois. Il n'y a pas de secrets : pour passer d'un budget avoisinant les 5 millions d'euros minimum à environ 15 000 euros, il a fallu jouer de beaucoup d'ingéniosité, d'imagination, de débrouillardise... Appelons cela comme on veut, le fait est que 90 % des acteurs étaient bénévoles. Seuls quelques défraiements ont été versés. Encore une fois, c'est l'amour du cinéma qui a porté ce film et qui continue encore aujourd'hui de l'élever.

 

Question :


Cette volonté farouche de créer un film de qualité doit vous ouvrir de nombreuses portes. Je suppose que les distributeurs et les gérants de salle doivent être sensibles à cette conception du cinéma. Est-ce le cas?

 

 

Réponse :


Oui et non.

Les professionnels du Cinéma aiment l'ambition, l'originalité, la persévérance et la créativité sous toutes ses formes. Cependant, l'indépendance se paye d'une façon ou d'une autre car pour obtenir un visa d'exploitation, il faut passer par la voie dite "classique", c'est-à-dire soumettre un scénario à une maison de production. Le producteur a dès lors un droit de regard sur le scénario et les dialogues. Le réalisateur peut alors se consacrer à 100% au rôle qui est le sien et non à des tâches qu'il n'aurait pas eu à traiter dans d'autres circonstances.
Afin de faire des économies conséquentes sur ce film, chacun a fait preuves d'une très grande polyvalence. Pour ma part, sur SVOLTA, j'ai été scénariste, acteur, réalisateur, régisseur, accessoiriste, chorégraphe combat, cascadeur, et parfois même script.

Chacun a appris beaucoup sur ce film. Personnellement j'ai appris énormément sur moi-même. Il est possible que ce film nous ouvre des portes mais pour le moment je dirais que le poussin sort de l'oeuf et qu'il a encore du chemin à faire avant de chanter haut et fort.

 

Question :


Vous parlez du film au passé, est-ce que cela signifie qu'il est fini et qu'il va être diffusé dans toutes les salles de France ?

 

 

Réponse :


Vous savez un film n'est jamais réellement terminé, disons qu'il passe par de nombreuses étapes, un peu comme la vie. Tout d'abord la phase écriture où l'on cherche, on laisse parler son imagination. Ensuite vient la phase de préparation avec la recherche des lieux qui s'adapteront au plus près du récit, la recherche des acteurs qui rendront cette histoire la plus convaincante possible...

Puis La réalisation, là où les choses prennent vie. Les personnages, jusque là imaginés, sont là, présents et ça c'est un sentiment incroyable à vivre. Vient ensuite la phase de post-production, celle que nous vivons actuellement. Cette étape est tout aussi importante que les autres, avec la finalisation du montage, des effets spéciaux, des effets sonores, la conception de la musique, etc...
Donc si l'on parle de la phase réalisation, oui le film est terminé. Il avoisine les 01h52min, cependant il n'est pas professionnellement visionnable puisque la post-production est loin d'être terminée et beaucoup reste encore à faire...
Viendront ensuite l'étape promotionnelle du film et la présentation à plusieurs festivals nationaux et internationaux.

 


 

 

Question : 


Vous parlez de post-production, pour une néophyte comme moi, c'est un langage obscur. Pouvez-vous m'éclairer ?

 

Réponse :

 

La post-production est une phase beaucoup plus technique dans laquelle l'image sera traitée afin d'obtenir un certain rendu appelé aussi étalonnage. Le film est monté d'une certaine manière car si vous confiez le montage à trois techniciens différents vous aurez trois films bien distincts, le traitement du son avec les bruitages, les dialogues... Le son est pour ainsi dire le film dans le film. Vous aurez beau avoir un casting de comédiens incroyable, avec des effets spéciaux hollywoodiens et une histoire détonante, si votre son est médiocre, les spectateurs ne retiendront que cela... Il y a également la conception musicale et l'ambiance qui sont confiés à Nicolas Jeandot. Et oui! SVOLTA aura sa propre bande originale ce qui est en soit assez rare pour un long-métrage indépendant avoisinant le zéro budget... Voila en quoi consiste en résumé la post-production, c'est une phase de finalisation technique.
Comme je l'ai indiqué précédemment, cette étape est tout aussi importante dans la conception d'un film mais également très coûteuse, puisque c'est une phase technique incontournable. Il est impensable de faire les choses à moitié. Nous avons il y a peu placé une page SVOLTA sur le site ulule.com afin de récolter des dons (toutes les informations pour faire un don et soutenir Svolta) sont placées en bas de cette page )mais aussi de faire connaître notre film.
Il est clair que pour moi on ne juge pas un projet artistique sur ce qu'il a coûté, car bon nombre de films ont réussi à enthousiasmer les foules sans avoir eu de financement. Et inversement, certains des plus grands navets ont coûté des sommes pharaoniques... Cependant certaines choses nécessitent tout de même de remettre la main à la poche, même si à l'échelle du cinéma les sommes dont nous avons besoin représentent un grain de sable sur la plage de Malibu!
Nous stagnons actuellement sur l'étape du son, faute de financement. Nous avons donc besoin de l'aide même minime de chacun afin d'avancer et d'être dans les temps pour l'avant-première, mais je garde espoir car je sais que le plus dur est derrière nous et que l'avenir "Svoltarien" s'annonce de mieux en mieux!

 

 

Question :


Si je comprends bien, il vous manque encore un petit financement pour clôturer le budget du film. Lorsque que vous aurez trouvés ces fonds, il restera la distribution. Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment cela se passe ?

 

Réponse :


Pour ce qui est de la distribution, les choses sont différentes. Lorsque l'on décide de faire cavalier seul, il faut à nouveau convaincre encore et toujours les distributeurs que ce soit les professionnels français ou étrangers, car SVOLTA peut très bien connaître une distribution ciné dans d'autres pays que la France.
Bon nombre de projets cinématographiques connaissent une carrière incroyable dans certains pays alors que chez nous personne n'en a connaissance, ce qui est assez paradoxal quand on y pense, puisque certain pays accordent plus d'importance à notre cinéma que notre pays lui même. Mais c'est également important à prendre en compte puisqu'il permet à de jeunes réalisateurs de se faire connaître par delà les frontières.
Mon but et celui du reste de l'équipe est de montrer notre travail lors d'une avant-première qui aura lieu début 2013 sur Belfort devant des professionnels (distributeurs, critiques, journalistes, réalisateurs etc..). L'avenir nous dira si SVOLTA réussit à convaincre...
Un film est un peu comme un livre : il permet de laisser une trace immortelle, je crois sincèrement en ce film et ce en toute objectivité.

 

 

 

 

 

Merci pour tout ces éclairages sur le monde des salles obscures. J'espère sincèrement que votre film pourra être vu dans de nombreuses salles et que vous pourrez grâce à l'aide active des internautes sur la page que vous avez crée obtenir le budget nécessaire pour le finaliser. Et qui sait, peut-être que nous aurons le plaisir de travailler ensemble pour mettre mon rêve en image. Car ce sera avec plaisir que je vous confierais la réalisation du film pour mon livre qui va être publié en juin... c'est donc d'autres rêves à poursuivre... C'est ça la magie du cinéma...

 

 

 


Pour faire un don

 

Par Carte bancaire

 

http://fr.ulule.com/svolta/

 

Par chèque

 

Camera 7
24 rue Pierre Mendès France 70400 Héricourt

Ordre Camera 7 et préciser au dos que c'est pour svolta :)

 

Par virement

 

RIB-camera7.jpg

 

 

 


Retrouvez ici  les autres interviews

 

 

Pour les lire cliquez ici

 


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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 07:01

 

Alex est aujourd'hui mon invitée, cette interview a eu un peu de mal à naître à cause d'une mauvaise manipulation de ma part, mais peut-être que le sujet a inspiré mon article. Naître dans l'attente était un parcours naturel pour aborder le sujet des Mères en général.

 

 

 


 

 

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  Bonjour Alex, depuis 7 ans vous partagez au travers d'un réseau sur Internet la vie des Mères aux Foyers, vaste sujet et qui touche tout le monde car nous avons tous une mère. Grâce à votre implication vous portez le rôle des mères dans la société devant la presse (1) avec brio et sincérité.

 

 

 

 

Question :

 

Vous animez depuis plusieurs années un réseau destiné aux Mères aux Foyers, d'ou le nom de M.A.Fs. Qu'est ce qui vous a motivé à créer ce mouvement d'entraide ?

 

Réponse :  

 

En réalité ce réseau n'est pas uniquement destiné aux mères au foyer, mais il est vrai qu'il là été part le passé. Lorsque j'ai commencé il y a 7 ans jamais je n'aurais cru que je deviendrais féministe pour les mères, et jamais je n'aurais cru que mon combat prendrait une telle ampleur. Aujourd'hui il est ouvert à toutes les mères qu'elle soit mère au foyer à temps plein ou à temps partiel, mères travaillant pour un employeur en somme ...

Le "S" désigne toutes les mères et nous sommes devenu les Mafs, écrit de façon invariable cela ne correspond plus uniquement aux initiaux "mère au foyer". Ce combat a été motivé par ma vie personnelle, de l'enfance à l'âge adulte, relativement mouvementée, et, par de nombreux problèmes que j'ai pu croiser sur le web. Mes Mafs, des femmes extraordinaires on fait aussi de moi la femme que je suis aujourd'hui.

 

Question :  

 

Vous parlez de "combat pour les mères", vous laissez entendre qu'à notre époque elles doivent se battre pour trouver une place dans la société ? Est-ce si difficile d'être mère dans le monde d'aujourd'hui ?

 

Réponse :  

 

Oui beaucoup. J'ai souvent le sentiment, et c'est pour moi évident aujourd'hui, que la société essaie de nous diviser en utilisant notre condition sociale et notre capacité à faire des enfants (C'est d'ailleurs à ce moment là aussi que j'ai compris l'importance de l'avortement même si je sais que cela en choque encore beaucoup).

 J'ai des Mafs régulièrement au téléphone, qui témoignent et avec qui j'ai le plaisir d'échanger avec nos technologies modernes qui nous offrent ce privilège. Elles sont souvent emprisonnées chez elle, moralement ou psychologiquement, non pas à cause de leurs enfants, mais par ce qu'ils deviennent un moyen de pression pour que leurs bourreaux les soumettent à leurs quatre volontés. Et lorsqu'elles ont la chance d'avoir un compagnon avec qui elles sont heureuses, c'est notre système social qui les séparent ou les services judiciaires qui sont beaucoup trop lents en face des familles. A tel point que dans n'importe quel cas elles ont le temps d'avoir des séquelles plus ou mois graves, en fonction des histoires auxquelles elles sont confrontées.

 

Question :  

 

Toutes ces mères qui sont confrontées aux aléas de la vie peuvent trouver du réconfort auprès de votre réseau. Vous intervenez à quel niveau ? Et quels sont les moyens dont vous disposez pour les soutenir et les aider ?

 

Réponse :

 

C'est "marrant", cette question m'a touché, des souvenirs positifs remontent à la surface (sourire) Le téléphone est fréquent, en particulier pour celles qui ont besoin d'être rassurées et de se rendre compte que je ne suis pas qu'un ordinateur et que je ne me joue pas d'elles. Il faut comprendre qu'elles sont parfois très seules et qu'entendre une voix qui n'est pas "accusatrice", les rassurent et leur donnent du courage pour l'avenir.

Je serais désireuse de faire de notre réseau un intermédiaire avec des professionnels que j'aurais moi même sélectionnés pour laisser parler mon expérience personnelle en tant que mère, tout en ne prenant pas la place des personnes compétentes, capables de comprendre les problèmes actuels et n’abuseraient pas de ces femmes qui, de tout évidence, l'ont déjà été par des personnes qui étaient censées les aider. En tant que "victime", même si je déteste ce terme, je reste sur mes gardes, j'ai eu de belles surprises, pas beaucoup mais ça m'est arrivé quand même au téléphone.

Les témoignages sont très appréciés par la Mafs Indépendance, ce qui permet à toutes les Mafs de participer et de se souder pour ne pas qu'elles restent seules. C'est d'ailleurs le compliment qui nous revient le plus souvent, notre réseau empêche la solitude "intégrale" et elles savent que si quelqu'un va trop loin nous allons intervenir, sans pour autant les "surveiller" en permanence.

 Le terme "féministe sur le web" est à prendre en compte, on ne milite pas sur le web comme on milite dans la vie, le comportement d'une mère sur le web n'est pas toujours le même qu'elle pourrait avoir dans le quotidien, ce qui est normal, c'est parfois le seul endroit ou on les laissent s'exprimer. C’est mon expérience au travers des années qui me là appris, avec nos espaces de discussion élaborés en fonction des besoins elles peuvent évacuer pour ne pas laisser la colère ou l'incompréhension les détruire.

 Jusqu'ici, c'est ma force de caractère, ma volonté et leur tendresse qui a porté le réseau, aujourd'hui, nous souhaitons aller vers des projets plus concrets. La "fille du peuple" ne suffit plus, ces horreurs doivent s'arrêter et si je peux apporter ma pierre je le ferais …

 

Question :

 

Pour concrétiser ces projets, avez-vous besoin de partenaires ? Si oui lesquels?

 

Réponse :

 

Au niveau de la Mafs Ébullition, il serait plutôt question de partenaires rédactionnels alors que pour la Mafs Indépendance nous préférerions recevoir des professionnels tel qu'assistantes sociales, juristes, psychologues ... Ensuite il y a les "à côtés" propres à n'importe quel réseau sur le web. Etant donné qu'il est étendu nous avons rarement refusé un partenariat ou un échange de lien à moins d'avoir de très bonnes raisons. Etant ouvert à toutes les mères, toutes les propositions nous intéressent si cela va dans leurs sens ou que cela aide à soutenir le projet. Bien sûr le féminisme et les associations pour femmes y ont leur place, en particulier sur la Mafs Association, car après toutes ces années de combats, d'explorations et de remises en question il est peut être temps pour moi de faire honneur à la confiance que les Mafs me portent et de dire qui se cache derrière ce combat pour l'égalité des parents.

 

 

Merci Alex, d'avoir accepté malgré un planning chargé de répondre à ces quelques questions. J'ai souvent discuté avec ma mère de la condition féminine, et si aujourd'hui notre condition est bien meilleure c'est grâce à des personnes comme vous, qui mènent un combat de tous les instants. Il reste encore à faire, aujourd'hui nous avons les allocations familiales, les crèches, les écoles, les centres médicaux gratuits, des aides à domicile ... et même si ce n'est pas la panacée ce sont des avancées majeures qui nous permettent d'avoir sur certains points l'esprit tranquille pour se concentrer sur notre vie de femme.

 

 


Notes :

 

(1) - Coupure de presse- Magazine Maxi

 

alex2.jpg


Profil d'alex sur Facebook :

Lien direct pour le voir - cliquez ici

Lien à copier - http://www.facebook.com/profile.php?id=100001066785386

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 07:00

François Collier est mon invité de cette semaine, sa spécialité : la vie avec les éléphants

 



 

francois.jpg

 

 

 

Bonjour François, merci d’avoir  répondu présent à mon invitation ainsi que pour vos réponses malgré le décalage horaire et les difficultés de connexion :)

 

 

 

 

 


Question  :

François vous vivez en Thaïlande, et vous avez choisi de sortir des éléphants de leur condition d'esclaves maltraités. Est-ce par choix ou par hasard que vous avez choisi cette vie avec vos protégés ?

 Réponse :
 
En fait, c'est un peu différent : depuis tout petit, je cherche à vivre avec des animaux et je fais à peu près toujours ce que j'ai envie de faire.
Pendant des années, je rêvais d'aller vivre avec des éléphants, mais il fut très difficile de faire le pas : tout quitter en France pour aller s'installer dans un pays très différent, avec quatre jeunes enfants et avec des moyens très limités.
Au début, j'avais récupéré un vieil éléphant avec lequel j'étais très lié, le comportement de l'éléphant est assez comparable à celui d'un gros chien...
Mais lorsqu'il est mort, après avoir passé un an avec lui, ce fut un drame terrible. J'avoue que j'en pleure encore des années après !


Mais depuis, chaque fois que j'essaie de récupérer un vieil éléphant, son propriétaire me demande des sommes incroyables et absolument pas justifiées alors que les pauvres bêtes ont largement l'âge de se reposer.
Aujourd'hui, je loue deux éléphants. Ils sont en vacances chez moi, les gens viennent les voir et participent à leur vie le temps d'une journée, tout le monde est heureux. Ces éléphants travaillaient encore il y a quelques mois très durement dans des travaux forestiers, c'est un véritable travail d'esclave. Mais seuls les éléphants peuvent faire ce travail car aucune machine ne peut le faire ! Limiter le temps de travail des éléphants reviendrait à limiter le salaire des propriétaires d'éléphant, ce qui n'est absolument pas pensable...
Bref, au début, je voulais seulement être avec des éléphants, mais aujourd'hui j'aimerais trouver le moyen de sortir quelques éléphants malades, blessés ou vieux, de leur condition.
Ce n'est pas très facile dans un environnement où tout est basé sur le gain et le profit !

 

 Question :

Vous parlez de travail, de location, d'esclavage. Les mots semblent forts pour des occidentaux. Quelle est la condition des éléphants en Thaïlande ?

 

Réponse  :


Il y a plusieurs catégories d'éléphants en Thaïlande :

Les éléphants sauvages, environ 2.500 bêtes qui vivent dans les forêts, ils ne sont pas dérangés et ne dérangent personne, contrairement à certains pays comme l'Inde ou le Sri Lanka où les forêts sont devenues trop petites pour eux et où ils provoquent des ravages dans les villages.

Il y avait 100.000 éléphants en Thaïlande il y a un siècle...

Les éléphants domestiques, environ 2500 également

Il en reste encore quelques uns qui travaillent dans les forêts et aident au déboisement, en participant ainsi à la réduction de leur habitat. Mais le déboisement est maintenant très réglementé, la montée du tourisme de ces dernières années est en fait une aubaine pour les propriétaires d'éléphants.

Les éléphants qui travaillent dans les forêts font un travail très dur, assez dangereux, mais rapportent beaucoup d'argent !

De nombreux camps d'éléphants se sont ouverts et proposent des sortes de "tour de manège" à dos d'éléphant. Pour le touriste de passage, c'est amusant, mais il n'y a aucun contact avec l'animal, on se promène sur un parcours défini, on rentre à la maison avec une belle photo, c'est bien.

Pour l'éléphant, c'est un peu moins bien car s'il peut porter une charge de plus de 300 kg sans difficulté - c'est un peu comme pour nous un sac à dos de 7 ou 8 kg - le fait de le faire pendant des heures et des heures et tous les jours n'est pas forcément ce qu'il y a de mieux, d'autant que pendant ce temps là, il ne vit pas comme il a l'habitude, c'est à dire qu'un éléphant mange pratiquement 24 h sur 24 alors que dans ces camps, il mange essentiellement la nuit ou lorsque son mahout* lui apporte de la nourriture. Et le fait que la nacelle repose sur les côtes n'est pas fait pour lui faire du bien.

 

Dans certains camps, il y a des spectacles d'éléphants. Contrairement à ce que beaucoup pensent, ces spectacles sont bien moins fatiguants pour les éléphants qui les font de bon coeur lorsqu'ils sont jeunes. Un jeune éléphant aime beaucoup jouer, un peu comme le chien qui aime ramener la balle.

En prenant de l'âge, vers 20 / 25 ans, l'éléphant n'a souvent plus envie de jouer et il se met à faire des tours de manège.

Jusque là tout va à peu près bien, car en général les éléphants sont relativement bien traités, même s'il existe quelques rares exceptions qui émanent le plus souvent de la cruauté d'un mahout que de celle du propriétaire de l'éléphant.

Mais lorsque l'éléphant atteint ou dépasse 60 ans, il est fatigué et devrait se reposer. C'est là où la notion de profit prend le pas sur le confort de l'animal.

Je dirais quand même que l'éléphant de Thaïlande vit dans un entourage climatique et alimentaire qui lui convient, en général il a de l'espace pour se déplacer ce qui est complètement différent avec les éléphants de cirque en occident qui sont dans des petites prisons, qui ne mangent pas ce qu'ils devraient et qui sont contraints de faire leurs numéros même lorsqu'ils n'en n'ont plus envie !


  

Question  :


Vous intervenez pour sortir ces éléphants de conditions de travail extrêmes, incompatibles avec l'âge avancé de certains. Vous faites appels aux dons et aides diverses (notamment par un contact au sein de la  fondation Brigitte Bardot), mais ne connaissant pas leur mode de vie nous pourrions penser que  cette action est peu onéreuse.

Cependant vous parlez de location et d'achat d'éléphants retraités et c'est là ou nous pouvons intervenir pour vous soutenir dans votre démarche. Quels sont les montants demandés pour racheter un éléphant et comment l'échange de propriétaire se déroule ?

 

Réponse  :

 

Les affaires se traitent d'une manière bien différente en Asie et en France.

Si vous allez acheter une voiture, en France, vous demandez le prix, et vous revenez le lendemain avec l'argent, la voiture est à vous.

En Asie, il faut venir avec l'argent, puis discuter du prix et payer immédiatement.

Un éléphant coûte très cher : disons aux alentours de 15.000 euros lorsqu'il est en bonne santé, et encore plus cher pour un bébé car c'est une grande attraction pour touristes.

Dans le cas d'une femelle enceinte, cela revient à acheter deux éléphants dont un bébé ! Il faut donc venir avec au moins 25.000 euros en poche !

S'il s'agit d'un vieil éléphant, en théorie, il n'a plus de valeur marchande, disons 2.000 euros. Mais lorsque le propriétaire s'aperçoit que vous souhaitez l'acquérir, le tarif augmente immédiatement.

En clair, acheter un éléphant, à moins d'être assez riche, il vaut mieux oublier.

J'aurais aimé sensibiliser les propriétaires d'éléphants sur le fait qu'un vieil éléphant qui a déjà beaucoup travaillé - et qui leur a donc rapporté beaucoup d'argent - a le droit de se reposer tranquillement... Mais les propriétaires ont une maxime : "tout ce qui peut faire de l'argent doit faire de l'argent !"

J'aimerais acheter un vieil éléphant ou deux, mais d'un autre côté, je ne tiens pas à cautionner ce marché à la hausse du vieil éléphant !

Bref, ce n'est pas simple. Et c'est ridicule, car j'ai la place et la structure pour accueillir plusieurs autres éléphants dans de très bonnes conditions.

Alors, je tourne dans les environs en espérant qu'un jour un propriétaire soit fatigué d'entretenir un éléphant qui ne lui rapporte plus rien...


 

Question :


En visitant votre mur facebook (profil de François), j'ai pu me rendre compte que vous receviez des visiteurs étrangers. Cette forme de tourisme respectueux des animaux est-elle une des activités de votre centre ? Si oui comment pouvons-nous faire pour venir vous rendre visite sur place ? Car pour beaucoup c'est un rêve d'enfant de pouvoir poser sa tête contre un éléphant et sentir son cœur battre avec en apothéose l'invitation par l'animal d'une promenade sur son dos ?

 

Réponse :


Au départ, je voulais seulement vivre avec des éléphant et puis, dans la Sarthe, j'ai rencontré quelqu'un qui promenait des jeunes en difficulté sur son cheval, à cru, dans la forêt, il marchait à côté du cheval et parlait de tout ce qu'il voyait : les arbres, les oiseaux, la terre, les nuages, des tas de choses que les enfants n'avaient jamais regardées. Il appelait cela l'hyppothérapie *.

Ainsi m'est venue l'idée de l'éléphant thérapie.

Et là, c'est beaucoup plus simple, il suffit de mettre les gens en contact avec l'éléphant et l'animal fait tout le travail !

Il y a des gens qui sont venus et sont repartis, retournés comme des crêpes...

Ce n'est donc pas une promenade avec un éléphant que je propose, mais un contact avec l'animal.

Je demande à ceux qui viennent de rester deux nuits chez nous, une première pour faire connaissance et une seconde pour faire le point. La journée se passe avec les éléphants.

Je propose donc un package tout simple, il suffit d'arriver chez nous en fin d'après midi pour repartir le surlendemain matin, après avoir vécu quelque chose d'unique, les témoignages sont nombreux ...

Par contre, vu que j'ai une capacité d'accueil très limitée, la réservation est indispensable, il suffit d'aller sur mon site (visiter le site) pour avoir tous les détails.

Et le rêve d'enfant, c'est moi qui le vit : rien ne me fait plus plaisir que quelqu'un qui m'écrit quelques jours après être passé nous voir pour nous dire que nos éléphants restent son meilleur souvenir de Thaïlande !

 

 

 

Merci François pour vos explications qui nous permettent de mieux comprendre les conditions de vie des éléphants en Thaïlande, en réalisant cette interview j’ai souvent rêvé devant les photos de vos visiteurs qui semblent très heureux de cette rencontre avec un animal exceptionnel.  

 


Note :

 

Mahout : Un mahout, ou cornac (dérivé du mot indien cornaca) est à la fois le maître, le guide et le soigneur de l'éléphant. On est cornac de génération en génération. Normalement un cornac s'occupe d'un seul éléphant au cours de sa vie. ... [fr.wikipedia.org/wiki/Mahout]

 

 

Hyppothérapie : Selon la Société Française d'Equithérapie, « L'équithérapie est un soin psychique médiatisé par le cheval et dispensé à une personne dans ses dimensions psychique et corporelle. » Connue depuis l'antiquité, Xénophon, Ve siècle avant JC disais déjà : "Le cheval est un bon maître, non seulement pour le corps, mais aussi pour l'esprit et pour le cœur" [http://fr.wikipedia.org/wiki/Équithérapie]

 

 


Extrait de l'album photos de François que vous pouvez retrouver en intégralité sur son profil :

 

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Copyright photos : François Collier
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 07:00

Gauthier Lamothe est mon invité de cette semaine, sa spécialité : les films et notamment un grand moment de cinéma qu'il va nous offrir en collaboration avec Jérôme Lescure.

 

 


 

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Bonjour Gauthier, merci d'avoir accepté cette interview. Malgré un emploi du temps surchargé, vous avez une fois de plus répondu présent avec entrain et enthousiasme pour présenter le film A.L.F.

 

 

 

 

 

Question :

 

Votre société de production "gomme films" a réalisé des clips et des publicités pour des marques connues. Vous intervenez aussi sur les plateaux télé. Mais surtout vous avez participé activement à la réalisation du film A.L.F qui sortira bientôt sur les écrans français. Qu'est-ce qui vous a motivé à travailler sur un sujet aussi "tabou" que A.L.F?

 

Réponse :

 

En fait, Gomme Films est une société dans laquelle nous produisons des films pour des clients... donc, une prestation de service.
Nous avons donc utilisé Type 9 Productions, une société qui permet de produire des films sans aucun compte à rendre, sans avoir besoin de (trop) se censurer.


Toute ma vie j'ai été fasciné par les gens qui possèdent le courage nécessaire pour assumer leurs convictions quand le contexte social ne le permet pas...

Quelque part, j'ai une tendresse pour les gens que l'on considère comme des parias de par leur extrémisme. Il faut bien comprendre que pour moi, ce terme n'est absolument pas péjoratif : à l'époque de l'esclavage, il n'était pas facile d'être l'un de ces extrémistes qui prônaient l'abolition... et lors de la controverse de Valladolid (1), il n'était pas facile d'être un extrémiste de la trempe de Las Casas, qui devait lutter pour prouver que les amérindiens avaient une âme.

Je ne sais pas comment seront perçus les gens qui militent contre le spécisme actuellement, je ne sais pas de quoi est fait l'avenir. Toujours est-il que les membres de l'A.L.F. doivent, aujourd'hui, faire face à l'opprobre de la société car leur morale n'est pas celle de l'ordre établi...

J'ai rencontré Jérôme Lescure et Jordi Avalos (respectivement Réalisateur et Directeur Artistique du projet) en avril 2009...
Lors qu'ils m'ont tous les deux parlé de leur projet, je m'étais juré que je le produirais uniquement si je lisais un scénario qui ne sombrait pas dans un délire idéologique rigide au sujet de la cause animale...
Après une première lecture, j'ai été excité pour les raisons que j'ai exprimées plus haut, mais je l'ai été encore plus par un scénario qui transpirait le vécu : le réalisateur sait de quoi il parle.


Ce qui est intéressant, c'est que beaucoup de mes collaborateurs n'ont pas partagé mon enthousiasme (je me rappelle notamment un distributeur qui m'expliqua que j'étais dans une secte).


Bref (navré de m'étaler), j'ai été motivé par le projet pour deux raisons :
1- je suis sensible à la question du traitement des animaux (on pourrait écrire des pavés à ce sujet)
2- je suis sensible aux conditions de vie des gens que le paradigme majoritaire conduit à mépriser souvent sans aucune rationalité (ou avec rationalité mais sans empathie, c'est selon)

 

Question :

 

Le teaser circule actuellement sur Facebook  et donne envie d'assister à la projection car il nous fait ressentir cette situation de défenseurs de la vie face à une société rigide qui a tendance à inverser les valeurs. A moment donné vous aviez fait un appel aux dons. Est-ce que cette difficulté à boucler le budget vient du contenu du film ? Et avez-vous à ce jour équilibré les comptes pour le finir?

 

Réponse :

 

L'appel aux dons effectué avant le tournage a permis de lever la moitié du budget du film : les donateurs ont été d'une générosité hallucinante (ce qui prouve leur engagement dans leur cause)...

Entre ces donateurs, les 150 personnes qui ont travaillé sur le film (en étant d'accord pour n'être payées que si le film marche, et en travaillant 18 heures par jour dans des conditions parfois rocambolesques), et les coproducteurs que nous avons contactés, nous avons beaucoup de gens qui nous ont fait confiance et envers lesquels nous sommes engagés, de la même manière qu'ils se sont engagés pour le message que transmet le film.


Pour ma part, j'ai vécu ce film comme un saut de la foi : on se jette dans le vide en se disant "pourvu que je trouve une solution pour atteindre l'autre côté du ravin avant de tomber"... On sait qu'on va devoir mettre le banquier devant le fait accompli, que les comptes bancaires seront mal en point, qu'on va devoir s'investir corps et âme dans un projet pendant un an, mais on y croit, on croit en l'équipe, et on croit en ce que ce film peut provoquer chez les gens qui le regarderont... (Après, je me fais peut-être des illusions, et vous serez peut-être déçus...)


Pour la difficulté par rapport au budget et au contenu du film, je répondrais "oui et non"...

Non, parce que tous les films souffrent chroniquement d'un manque de budget : même le grand Steven Spielberg doit parfois faire des concessions (ce ne sont juste pas les mêmes)

Oui, parce que parfois, certains distributeurs étaient sceptiques devant la viabilité du projet... Ils ont changé de ton en voyant l'ampleur que le film prenait sur le net (le groupe Facebook a dépassé les 6000 personnes alors que nous n'avions pas encore lancé de buzz)...

Pour le budget, il manque encore 15 000 euros pour le terminer, mais je suis optimiste (en même temps, ce genre de projet nécessite d'être optimiste, sinon on n'arrive pas à rester motivé pour le finir) [faire un don]

 

Question :

 

Ce film traite de la souffrance animale et la dévotion des hommes pour les sortir d'enfers innommables. Quelle a été l'ambiance du tournage puisque c'est le travail d'une équipe de passionnés? Et avez-vous intégrer des règles particulières pour être en conformité avec le sujet du film?

 

Réponse :

 

Le tournage a été... chaotique, dirons-nous : entre les intempéries, les imprévus (plus nombreux que sur pas mal de films que j'ai pu faire dans ma carrière... il devait y avoir un vieux cimetière indien sous le plateau), les journées de 18 heures et tout le reste, je suis ravi qu'on ait pu le finir...

Imaginez un mois réunissant des soucis liés à des prestataires (lignée électrique qui saute, toilettes de chantier qui débordent), aux animaux (je me souviens d'un cheval avec une magnifique crinière blonde qui mettait des ruades dans un décor construit pour le lendemain), au temps (la pluie, la boue), à la logistique (désembourber des camions, trouver des chauffages supplémentaires à 2 heures du matin car l'humidité a bousillé les autres), et bien sûr, des soucis d'ordre financier... imaginez tout cela, et vous aurez une vague idée de ce qu'était A.L.F. les bons jours...

Pourtant, malgré toutes ces galères, tous les techniciens et comédiens ont tenu bon : tout le monde est resté pro, ce qui m'a d'autant plus touché que beaucoup n'étaient pas, à la base, concernés par la condition animale.

Merci à toute l'équipe : trouver des gens qui acceptent de travailler autant malgré tout ce qu'on a pu endurer, ça relève du miracle, et vous avez tous permis que ce film se fasse...



A propos des contraintes, je parlerais plutôt de "cohérence" plus que de "conformité"... En fait, il était logique, par exemple, que la cantine soit végétarienne, que l'on ne fabrique pas d'accessoires ou de décors à partir de produits issus de la mort d'animaux (tels que du cuir, ou de la fourrure), nous avons également travaillé avec Franck Phillip, un dresseur qui est d'une douceur incroyable avec les chiens quand il les dirige devant la caméra... même si les scènes sont courtes, le voir travailler, développer une relation avec les chiens, a été un moment fort en émotions

Au risque de me répéter, merci à l'équipe : certaines personnes étaient végétariennes de base, mais les autres ont eu du mérite : changer de régime alimentaire brusquement et pendant un mois n'est pas évident, et nous avons été touchés que tout le monde joue le jeu.


Je me rends compte que ce qui ressort de la réponse est un grand MERCI à tous les gens qui ont collaboré à la création du film, de près ou de loin

 

Question :

 

Vous devez être très proche de la fin de cette fabuleuse aventure qui va nous permettre au public d'entrer l'espace d'un film dans la peau des protecteurs des animaux et ainsi si je m'en réfère au teaser montrer le pourquoi de leurs actions et de leur motivation.
Avez-vous d'ores et déjà la date de sortie en salles ? Et, est-ce que nous pourrons le voir dans toute la France ?

 

Réponse :

 

Pour l'instant nous sommes en montage...

Vous savez, dans ce genre de projet, il est important de ne pas presser les choses : on a la chance d'être soutenus par beaucoup de monde et d'avoir déjà un dossier de presse conséquent. Pour autant, nous ne voudrions pas essouffler le "buzz" en le lançant trop tôt...

Pour cette raison, la date de la sortie en salles sera annoncée une fois que l'on aura pu faire les sélections de festivals...


Sans être trop précis, je dirais qu'A.L.F. sortira au cinéma dans la deuxième moitié de 2011.

Notre but est qu'il soit visible dans toute la France, et par extension dans toute la communauté francophone.

Nous avons tourné le film pour qu'il soit très facilement "doublable" : nous voulons donc le sortir aussi dans les pays étrangers (les Etats-Unis ont beaucoup de fans du film, l'Espagne également : je n'en revenais pas de voir un groupe A.L.F. sur Facebook en espagnol monté par des fans : ils n'avaient même pas les documents officiels, mais disaient qu'ils l'attendaient avec impatience).

Pour résumer : nous voulons qu'il sorte partout, mais sa diffusion se fera surtout par le bouche à oreilles

 

 

 

 

Merci Gauthier pour vos réponses, elles sont un éclairage supplémentaire sur le film et sur la conception de celui-ci, je vous souhaite de réussir votre projet au-delà de vos rêves les plus fous, car vous faites parti de ceux qui osent agir avec son talent. Talent que vous n'avez pas hésité à mettre au service d'une noble cause. Un grand merci pour votre implication et votre courage.

 


 

Note :

(1) La controverse de Valladolid est un débat qui opposa essentiellement le dominicain Bartolomé de Las Casas et le théologien Juan Ginés de Sepúlveda entre 1550 et 1551 au collège San Gregorio de Valladolid. Il réunissait théologiens, juristes et administrateurs du royaume, afin que, selon le souhait de Charles Quint, il se traite et parle de la manière dont devaient se faire les conquêtes dans le Nouveau Monde, suspendues par lui, pour qu'elles se fassent avec justice et en sécurité de conscience 1.

La question était de savoir si les Espagnols pouvaient coloniser le Nouveau Monde et dominer les Indiens par droit de conquête avec la justification morale que cela pouvait permettre de mettre fin à des modes de vie observés dans les civilisations précolombiennes, notamment la pratique institutionnelle du sacrifice humain, ou si les sociétés indiennes étaient légitimes malgré de tels éléments et que seul le bon exemple devait être promu via une colonisation-émigration. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_de_Valladolid)

 

 


 

Teaser du film

 

 

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Published by Rip de la Louiseraie - dans Interview
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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 07:00

Pirouette-cacahouette est mon invitée d'aujourd'hui, sa spécialité consiste à préparer et planifier les transports en voiture et /ou en train des chiens qui sont adoptés aux 4 coins de la France, et aussi dans les pays limitrophes comme la Belgique.

Grâce à ses actions de nombreux chiens prennent la route du bonheur...

 

 


 

 

sandey.jpg

 

 

 

Bonjour Pirouette Cacahouette, merci de faire partie de mes invitées et d'accepter de vous prêter au jeu des questions/réponses.  J'ai choisi la photo de Sandey, superbe et douce Galga en démarrage de l'interview car elle illustre parfaitement le covoiturage, ayant elle-même traversée la France grâce à ce moyen.

 

 

 

 

 

Question :


Des amis communs m'ont parlé d'une de vos spécialités qui est l'organisation de covoiturage animalier. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette activité qui semble prendre de l'ampleur ?

 

Réponse :

 

Bonjour à vous aussi, qu'est ce que le covoiturage? Une façon solidaire de faire voyager nos amis à 4 pattes, d'un point A (souvent un refuge ou une fourrière) vers un point B(souvent un adoptant ou une famille d'accueil). Cela permet d'ouvrir les horizons de l'adoption à une étendue géographique plus importante et donc d'en multiplier les chances, sans avoir à surcharger en frais les associations ou les particuliers qui n'ont pas, malheureusement, une trésorerie à rallonge. Le principe est le même que pour le covoiturage humain : un réseau de personnes, se rassemble, se propose pour aider, ils sont dans les villes différentes, ont des possibilités différentes, et ensuite quand une demande arrive, mon rôle est juste de prendre contact avec les volontaires qui sont sur le trajet, et de faire que tout se combine bien ...

Je me suis intéressée à cette activité il y a quelques mois, grâce au groupe du "Covoiturage Animalier" de Caroline Perchaud sur Facebook... C'est elle qui a eue la bonne idée, moi je ne fais que mettre en pratique quand je peux... 

 

Question :


Le principe semble effectivement simple, mais est-il aussi simple sur le terrain ? Souvent ce sont des animaux qui ont soufferts et qui peuvent être craintifs et effrayés. Existe-t-il une formation pour être covoitureur ou cette activité est ouverte à tous les volontaires?

 

Réponse :


Ce n'est pas toujours facile, comme toujours entre la théorie et la pratique  il y a quelques fois un fossé... Sur le plan purement pratique, il faut trouver la personne qui est disponible au bon endroit, le bon jour, à la bonne heure, pour qu'elle puisse faire le bout de route qu'il manque, ou qu'elle puisse se caler sur les bouts de route qui ont été déjà trouvé... des fois c'est un vrai casse tête ....

Et puis il y a des régions de France, qui sont moins "fournies" en volontaires que d'autres... Et puis comme dans beaucoup de causes, s'il y a beaucoup de sympathisants, il y a toujours moins de membres actifs ... On retrouve souvent les mêmes sur le terrain, dans les différentes régions ... Mais ce sont les règles du jeu... En fait c'est comme un énorme puzzle, il faut assembler les pièces pour que ça donne quelque chose ....
Il ne faut pas de formation pour être covoitureur, il faut connaître un peu les animaux, les aimer avoir envie de leur consacrer un peu de temps, avoir conscience que pour eux ce n'est pas naturel de passer d'une personne à l'autre, d'une voiture à l'autre, de quitter un endroit où ils ont leurs repaires pour en rejoindre un autre qu'ils ne connaissent pas, qu'ils ont vécus des choses souvent difficiles et en tenir compte, qu'ils peuvent stresser et donc qu'il faut les rassurer. Prendre quelques précautions, avoir toujours une laisse ou deux avoir sur soi, de l'eau, une couverture, pouvoir les installer avec un minimum de confort, éviter les arrêts, sauf pour les longues routes et les pauses pipi, pour éviter une maladresse, une fugue, bien s'assurer que l'on a les papiers de l'animal que l'on co-voiture, ou les papiers indispensables pour le passage d'une frontière par exemple.

Et puis il faut prendre toutes les informations possible sur l'animal : est-il craintif ? Quel age a-t-il ? Est-il malade ? A-t-il l'habitude d'être avec d'autres animaux ? A-t-il des peurs particulières ? Avoir conscience qu'un animal est un être vivant, avec des peurs, des angoisses, des envies, des besoins... Un peu d'empathie quoi ... pour éviter le plus possible le stress qui pourrait être lier à son départ vers une nouvelle vie.

 

Question :


Est-ce qu'il existe des anecdotes de transport qui pourrait donner envie à d'autres personnes de se joindre à cet élan de solidarité ?

 

Réponse :


Des anecdotes, non ... je n'en n'ai pas. Mais par contre j'ai des souvenirs, des moments vécus sur la route avec les loulous, et avec les gens : des larmes de joies d'une adoptante, la chaleur et l'humanité de personnes rencontrées lors de passage de relais, leur grand coeur, leur générosité, notre complicité, des éclats de rires, des poses sur des airs d'autoroute dans l'herbe, genre pique nique improvisé, avec des chiens de toutes races, au soleil en attendant le relais, de très jolies rencontres aux quatre coins du pays, des photos qui arrivent pour nous donner des nouvelles, la certitude à voir les animaux à nouveau heureux que l'on a fait le bon choix, la joie de découvrir que des valeurs que l'on croyait oubliées depuis longtemps, comme la générosité, la notion d'engagement, de partage, de solidarité existent encore, la confiance d'un Tito qui malgré qu'il ne nous connaisse pas, malgré la souffrance passée, pause sa truffe sur ta cuisse pour faire un bout de route avec toi ; la méfiance d'un Roméo, galgo martyr, qui te suit quand même et te confie sa vie ; la fragilité d'un Tiji qui arrive à peine à tenir debout et qui est adopté par sa famille d'accueil quelques semaines après que tu l'y ai déposé; la beauté d'une Nela, jeune galga à la robe bringuée : la joie de vivre d'une Vicky qui laissera des traces à tout jamais ; la vieillesse fragile et imposante d'un Muscat aveugle mais qui voit tout ; la rencontre avec des Familles d'accueil formidables . Et puis tout ce dévouement, cette tendresse, cette confiance, cette aventure, ces rencontres, ces partages, ce ne sont que de l'amour, ça réchauffe, ça renvoie tellement d'ondes positives ... C'est de la nourriture, pour le corps, le cœur, et l'esprit ....

 

Question :


Ces moments doivent être d'une forte intensité effectivement. Aujourd'hui si je décidais de me joindre aux volontaires, qu'elles seraient les démarches à accomplir pour faire mon premier accompagnement ?

 

Réponse :


Dans un premier temps, il faudrait s'inscrire sur un groupe de covoiturage animalier.. Il y en a plusieurs.. et on essaie de travailler ensemble. Sur Facebook c'est le groupe de Caroline Perchaud "Covoiturage Animalier" [s'inscrire]...

Il y a maintenant plus de 2000 membres plus ou moins actifs, mais ceux qui ne peuvent pas toujours participer physiquement, diffusent... Ce groupe fonctionne en partenariat avec d'autres groupes.. Il y a aussi une rubrique covoiturage sur d'autres sites qui sont dans la protection animalière, comme sur Purpet ou sur Rescue...
Pour le groupe de Caroline sur Facebook, il faudra donner quelques informations comme : le lieu où l'on se trouve, le trajet que l'on peut faire, et un mail et un tel (qui ne seront pas divulgués si la personne ne le souhaite pas), si on voyage en train ou en voiture, si on voyage avec un animal ou non... ect..
Ensuite, il faut aller régulièrement voir les demandes de covoiturage sur le mur du groupe, pour voir si on peut être utile, ou aller sur le mur les trajets que l'on peut proposés au fil de nos déplacements.....
Caroline a fait un gros travail de base de données sur le site pour qu'une personne, quand elle a besoin d'un covoiturage puisse elle même prendre contact avec les volontaires qui se sont inscrits, qui pourraient être disponibles et qui sont sur le parcours ....
Une carte de France est tenue et mise à jour par Diderot Echolou, pour que les demandeurs puissent visualiser assez facilement les volontaires se trouvant sur un parcours....
Des MP (messages personnels) de masse sont envoyés régulièrement à tous les membres du groupe pour rappeler tous les covoiturages en attente, et pour les urgences....
Et moi quand je peux donner un coup de main à l'organisation d'un covoiturage pour les personnes qui n'ont pas l'habitude ou pas le temps je le fais ....

 

 

Merci pirouette-cacahouette pour ces réponses et ces explications qui font chaud au coeur, en préparant cet interview, j'ai vu des photos de covoitureurs, ils semblent tous très heureux d'avoir fait un bout de chemin avec ces loulous. J'ai pu lire aussi des moments intenses, comme au moment des relais, des chiens qui ont beaucoup soufferts et qui malgré tout font la fête à leurs accompagnateurs pour dire à leur façon la gratitude qu'ils éprouvent face à leur dévouement.

 


Tito

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Muscat

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 07:00

Henry est mon premier invité de cette série d'interview. Pourquoi l'avoir choisi ? Parce que c'est quelqu'un de formidable qui défend jour après jour les animaux et qui n'a pas hésité à utiliser les moyens de communications dit "modernes" pour interpeller les "politiques" sur les drames que vivent nos compagnons non-humains.

 

 


 

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Bonjour Henry, merci d'avoir accepté d'être le premier invité pour cette nouvelle catégorie sur mon blog qui je l'espère permettra de faire connaître les actions entreprises par mes invités.

 

 

 

 

Question :

Henry vous êtes le créateur de RadioKatpat, que vous animez avec brio depuis plusieurs mois. Qu'est-ce qui vous a poussé à passer devant la webcam pour aborder des sujets brûlants concernant les horreurs que vivent les animaux dans le monde entier ?

 

Réponse :

Premièrement réagir devant la cruauté qui atteint tant nos amis animaux que nous-même: toucher à la vie d'un animal c'est toucher à la vie dans sa globalité, et nous faisons partie de cette globalité. Ensuite mettre à profit une technologie qui est sous-utilisée pour défendre des causes dont nous serons tous les bénéficiaires si nous poursuivons un idéal d'harmonie avec la nature et si nous agissons tous ensemble. Nous pouvons être un moyen de pression contre les lobbies qui polluent la vie des animaux et la nôtre.

 

Question :

Vous avez une chaîne de diffusion qui se trouve à cette adresse http://www.youtube.com/user/radiokatpat avec déjà 95 abonnés. Avez-vous d'autres réseaux de diffusion qui permettent à votre message d'être entendu par le plus grand nombre ?

 

Réponse :

Alf and Sag Network. On peut voir ma vieille tronche également sur Sky Rock. Je sais que mes vidéos circulent également sur d'autres réseaux mais je n'ai pas leurs coordonnées. (Je suis un flamand de banlieue pas au courant de tout!). Merci de votre soutien.

 

Question :

Dans vos vidéos vous appelez à manifester, signer des pétitions, remplacer des produits par d'autres ou interpeller les politiques. Avez-vous des réactions de la part de certains dirigeants de ce monde ?

 

Réponse :

J'ai eu des réactions de Nicolas Hulot (2 mails) du chef d'atelier de chez Hermes à Paris, du fils de Jacques Dessange. Ces 2 derniers me qualifient d'hystérique maniaque ou de minable!
En Belgique (ce qu'il en reste pour le moment !) j'ai attaqué un bourgmestre écolo qui voulait euthanasier 2 chiens et j'ai eu une réponse violente d'une de ces collaboratrices. Mais les chiens ont été sauvés.

La direction du zoo d'Anvers m'a répondu en disant que les gardes qui avaient maltraité un renne seraient punis. (voir la vidéo). Les autres rien.

 

Question :

Avez-vous d'autres projets de diffusion de ces informations capitales, je pense notamment à certaines horreurs inconnues du grand public (les chiens qui testent le tabac, ou bien les chasses présidentielles françaises) ?

 

Réponse :

Oui car hélas les horreurs sont nombreuses. Mais je prends soin de vérifier à chaque fois et de m'informer. L'info pour l'info ne sert à rien. Ni pour nos amis animaux ni pour les défenseurs. Cela peut se retourner contre nous.

 

 

 

 

henry2.jpg

 

Merci Henry d'avoir participé à cet interview, je vous souhaite une trés bonne réussite dans vos combats pour que l'information se propage et que cesse enfin ces massacres gratuits sur l'ensemble de la planète.

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